Documentations à télécharger
- Présentation générale HygroPartner
- cahier de mise en oeuvre sols souples
- Activation de la Garantie
- Chiffres industrie bois 2006
- Synthese sur les problèmes d'humidité L’eau est et a probablement toujours été l’ennemi numéro un du bâtiment. Moisissures, pourriture du bois, corrosion des métaux, altération des joints de maçonneries et des enduits, dégradation des revêtements de sol et des peintures, éclatement de canalisations sont parmi les effets courants des liaisons dangereuses qu’entretient l’eau (sous toutes ses formes: liquide, vapeur, solide) avec les matériaux et les ouvrages. (photo 1) Les lois de la physique et de la chimie permettent d’expliquer ces phénomènes. La codification relative aux ouvrages neufs traduit ces lois en de multiples dispositions destinées à éviter les situations anormales d’humidité excessive, dommageables tant pour les occupants que pour les bâtiments, compte tenu de la destination de ces derniers. Des mesures d’entretien des ouvrages de bâtiment viennent compléter ces dispositions. Le respect de ces règles de conception, de mise en oeuvre et d’entretien devrait limiter les désordres à de rares situations dans les bâtiments concernés. Les statistiques établies par l’Agence Qualité Construction (www.qualiteconstruction.com) dans le cadre de l’observatoire de la qualité de la construction montrent cependant que des progrès restent à faire. Sur l’échantillon observé, 62% en nombre des manifestations de désordres enregistrées dans la base de données SYCODES sont classées dans la catégorie « défaut d’étanchéité à l’eau » (enveloppe du bâtiment, canalisation, pièces humides, …). La codification s’étant structurée depuis les années 1950, il est utile, pour un bâtiment construit au cours de la deuxième moitié du XXème siècle, de se reporter aux règles dont ils relèvent afin de comprendre l’origine d’éventuels désordres. Les constructeurs des bâtiments plus anciens n’ignoraient pas ces questions comme le montrent l’existence de dispositions constructives destinées à limiter les impacts de l’eau (enduits, techniques de couverture, débords de toitures généreux, choix des pierres …). L’altération inévitable de ces bâtiments avec le temps a rendu nécessaire des interventions, parfois accompagnées de transformations d’usage. Une méconnaissance des phénomènes régissant les mécanismes d’agression de l’eau a conduit, dans certains cas, à des décisions d’intervention, des réalisations de travaux et des modes d’occupation pathogènes. Ainsi, des bâtiments les plus anciens se révèlent-ils sans doute plus vulnérables (puisque moins « encadrés ») que des bâtiments récents mais les causes de l’humidité et les mécanismes de dégradation que sa présence entraîne sur l’ensemble de ces patrimoines mettent en jeu les mêmes lois de la nature. Une différence pourrait cependant être introduite pour les bâtiments historiques (monuments, église, châteaux...) dont l’ancienneté, les conditions d’usage, l’évolution de leur environnement (en particulier le développement de la pollution urbaine), la présence de murs généralement très épais en minéraux naturels pouvant avoir subi de multiples transformations au cours du temps rendent très spécifique le traitement des problèmes d’humidité. Ce domaine intéressant n’est pas abordé dans cet article. Le lecteur intéressé pourra consulter par exemple les travaux du Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (www.lrmh.fr) ou du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS, www.international.icomos.org). Après avoir rappelé quelques mécanismes de base, nous nous intéressons aux causes fréquentes et aux remèdes envisageables pour les bâtiments courants. Concernant les remèdes, nous développerons des éléments relatifs à l’évaluation de leurs performances. Introduction de la Revue Technique du Bâtiment et des Constructions Industrielles - N° 233 Jean-Luc SALAGNAC Ingénieur au CSTB
